L’AIE sème le trouble sur les gaz de schiste
Les groupes pétroliers devraient s’approprier une partie des dernières conclusions de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE)…
François Hollande avait indiqué brièvement durant la campagne qu’il ne fermerait pas la porte à une exploitation des gaz de schiste respectueuse de l’environnement, ce qui suppose la mise au point de techniques plus « propres » que la fracturation hydraulique, laquelle est proscrite dans la législation française. Elle a aussi été interdite en Bulgarie et en Allemagne, mais est a contrario plébiscitée par Varsovie.
Rien n’est de trop en effet aux yeux du Premier ministre polonais Donald Tusk pour réduire la dépendance énergétique à l’égard de la Russie. Pourquoi diable se priver d’une manne d’hydrocarbures de roche-mère considérable [la plus importante de l'Union Européenne (UE) ] ?
Sur ce dossier brûlant, qui a déchaîné les passions dans nos frontières et pourrait s’embraser si elle cédait devant le lobbying de Total, fleuron national prompt à souligner le caractère rentable de l’exploitation et à lui opposer la hausse des prix à la pompe, la Commission européenne patine. Comment concevoir une législation continentale à la fois soucieuse des intérêts de la planète et des pétroliers concernés ? Elle continue de se poser cette question







