Jean Charest dénonce la banalisation de la violence
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a exprimé son inquiétude face à « la banalisation de la violence et de l’intimidation » dans la société québécoise « depuis plusieurs mois ». Il a invité ses concitoyens à réfléchir sur « le genre de société qu’on veut » et sur le sens de la Fête nationale, à laquelle avait été invité un groupe de musiciens aux textes controversés.
« Le texte d’une chanson [du groupe Mise en demeure] fait des menaces directes sur un ministre du gouvernement, sur la ministre Courchesne », a-t-il déclaré en point de presse, jeudi avant-midi.
Il a suggéré aux organisateurs de la Fête nationale de réfléchir. « Si c’est ça rassembler les Québécois autour d’un projet pour chanter de la violence contre la ministre du gouvernement… », s’est-il indigné.
M. Charest a souligné que la Saint-Jean-Baptiste se doit d’être un événement rassembleur pour les Québécois, peu importe leur allégeance politique ou leurs origines.
Mise en demeure annule son spectacle
Moins d’une heure après les déclarations de Jean Charest, le groupe montréalais Mise en demeure a annoncé qu’il annulait son spectacle.
Lors d’un point








